L’allaitement – un moment de tendresse

Allaitement bébé

J’ai écrit cet article à la fin de mon allaitement et au moment de sa rédaction j’avais encore les seins très tendus, ils attendaient mon fils affamé.

 

La décision d’arrêter mon allaitement s’est prise petit à petit. Mon fils allait bientôt avoir 7 mois. La diversification s’est très bien passée. Il mange depuis la fin de son cinquième mois. Nous avons commencé par des soupes de légumes, puis j’ai introduit petit à petit des jus de fruits fait maison. Quand j’ai senti qu’il était prêt pour la cuillère, je me suis régalée de lui préparer sa première purée de courgettes. Il l’a mangé avec délectation ! Seulement, la nuit, monsieur avait encore besoin de téter. En même temps, son père étant un gros mangeur, quelle idée m’a pris de faire un bébé avec lui ?

J’aurai eu bien tort de ne pas le faire, car c’est un régal de partager cette nouvelle vie de famille avec lui. Mais le sujet n’est pas là !

 

La fin de mon allaitement

Revenons à nos moutons : l’allaitement. Ma fatigue – notre fatigue – se prononçant petit à petit, nous avons donc introduit un biberon de lait infantile au goûter. Puis, petit à petit, le biberon est aussi venu remplacer la tétée du soir…

Et enfin, la tétée du matin… Bébé fait presque ses nuits mais c’est lui qui m’a fait ressentir son besoin de « détachement ». Mon allaitement devait s’arrêter. Il ne prenait plus le sein comme avant. Il se détachait souvent et se passionnait plus pour ce qu’il se passait autour de nous,  quand je l’allaitais, alors que, quand il prend le biberon, son attention se détache très rarement du biberon !

Nos moments de tendresses propres à l’allaitement étaient devenus plus courts, certes tout aussi intenses mais moins « concentrés » de son côté.

La mise en route de mon allaitement

Je me souviendrai toute ma vie de sa première tétée. Bébé est né par césarienne en urgence. Nous avons pu commencer l’allaitement environ trois heures après sa naissance vers 22h30. Encore un peu sonnée de ce qu’il venait de se passer et des deux jours que je venais de vivre, cette première tétée m’a permis de retrouver mon calme, ma sérénité et d’enfin pouvoir toucher ce bébé, mon bébé.

Les débuts ont ensuite été compliqués… Mon bout de chou a fait un petit passage en Néonat’. Du coup, nous n’avons pas pu faire certaines tétées car après une césarienne, il est difficile de se lever et je n’ai pu rejoindre mon bébé que le lendemain vers 12h. Entre temps, les infirmières puéricultrices ont remplacé mon allaitement par une tétée à la cuillère.

J’ai récupéré mon fils 24 heures après mon accouchement. C’est, à ce moment là, que nous avons réellement pu enclencher le processus de l’allaitement. Celui-ci, a été plus long à se mettre en place que prévu car après une césarienne la montée de lait est toujours plus lente. Pour ne rien arranger, malgré des tétées toutes les deux heures, bébé a perdu plus de 7% de son poids et nous avons dû compléter son alimentation. Après chaque tétée, pour accentuer la montée de lait et pour ragaillardir mon petit bonhomme, les puéricultrices me faisaient tirer mon lait. On le donnait à mon fils lorsqu’il tétait à l’aide d’une seringue qu’on lui insérait dans la bouche.

 

Bref, cela pour dire que la mise en place de mon allaitement a été compliquée et vraiment pas facile. Je devais déjà accuser le coup d’un accouchement déclenché qui s’est soldé par une césarienne en urgence. Cependant, le moment si particulier et si unique qu’est l’allaitement me donnait envie de me battre pour que cela fonctionne. Je motivais mon petit amour à chaque tétée et cela a fonctionné.

L’équipe de la maternité a été très présente sur ce coup, et m’a vraiment permis de d’installer mon allaitement dans la durée.

 

L’allaitement : un moment privilégié

Les tétées font partie des premiers moments de la vie de mon fils que je n’oublierai jamais : son petit bruit quand il tétait, son sentiment de plénitude à la fin tétée et cette sensation d’être seuls au monde… que rien ne peut nous arriver.

Cela valait le coup de se « battre » à la maternité 😉

 

Je sais que l’allaitement peut être compliqué à mettre en place, et ce billet peut être un exemple parmi tant d’autres. Mon cas est certainement plus facile que d’autres car mon bébé a tété tout de suite de la bonne manière, il fallait juste lui donner un coup de pouce pour son poids et lancer ma lactation. Le jeu en vaut la chandelle. L’allaitement était pour moi une évidence. Je ne me suis pas trop posé de question quant à sa durée, à sa mise en place. Je me suis laissé guidé par mon intuition et mon envie. Je pense que c’est pour cela que cette période de l’allaitement a fonctionné. J’en garderai toujours un très beau souvenir.

 

Au delà de ça, contrairement aux idées reçues, je dirais que j’ai vécu l’allaitement comme un moment de liberté.

En effet, pas de biberons à prévoir ! Ceci était pour nous quelque chose de fantastique car mon compagnon et moi nous aimons nous balader, sortir, et parfois ne pas prévoir, voguer au grès du vent, etc. et on ne sait pas toujours vraiment quand on va rentrer. Déjà qu’avec un bébé, la moindre petite course est une EXPEDITION, autant vous dire que l’allaitement permet d’alléger le quotidien : pas de biberons à prévoir, pas d’eau à prendre, pas de dosettes à prévoir. Même en étant prévoyants nous nous serions fait avoir à certains moments et nous aurions été obligés de rentrer (journée en famille qui se prolonge, balade qui se termine en restaurant, etc.)…

Voilà comment terminer sur une note plus pratico-pratique sur l’allaitement plutôt qu’une touche sentimentale…

J’aurai l’occasion de vous donner quelques tuyaux de plus sur l’allaitement : notamment la location d’un tire-lait ou le sevrage.