Lettre à mon fils pour ses deux ans

Papabulles et bébébulles dans la neige

 

 

Je reprends ma plume, enfin mon clavier pour continuer l’aventure épistolaire que j’avais commencé un an plus tôt. Cependant, ma lettre arrive un peu en retard mais les mois derniers ont été bien remplis. Nous avons préparé l’anniversaire de Bébébulles, son baptême et j’ai commencé un nouveau travail.

 

Beaucoup de choses pour une période très condensée. Je n’ai pas cessé de penser à vous mais le temps me manquait un peu pour alimenter mon blog. C’est donc avec une nouvelle lettre à mon fils que je recommence à écrire.

Oreille de bébé

 

Deux ans sont passés depuis ta naissance. La dernière année a été mouvementée, beaucoup de changements sont survenus, notamment dans notre vie et pour notre famille.

Tu grandis si vite, tes progrès se voient parfois de jour en jour et nous sommes si fiers de toi.

Que d’émotions encore pour cette année passée. Tes premiers pas, tout d’abord, à 14 mois, tel un petit singe avec les bras levés comme pour chercher ton équilibre. Ces pas si instables qui sont devenus sûrs en quelques mois. Et aujourd’hui, tu cours, tu sautes, tu danses, sans même te rendre compte qu’un an auparavant tu ne marchais pas encore.

 

Aujourd’hui, tu es plus proche d’un petit garçon que du bébé que nous tenions dans nos bras il y a quelques mois encore. Tu parles et fais des phrases. Chaque jour, je m’étonne d’un nouveau mot que tu dis. Tu as une grande mémoire qui m’époustoufle aussi de jour en jour.

Alors, oui je ne vais pas te dire que c’est facile tous les jours et même tu peux parfois être difficile mais je me régale de découvrir le petit garçon que tu es en train de devenir : gentil, curieux, gourmand, coquin, têtu, plein de vie, heureux, clown… Tu traverses les étapes de la vie simplement et avec une aisance déconcertante. Tu comprends tout et tu es avide de la moindre conversation entre adultes. J’adore découvrir que tu nous écoutes parler quand nous discutons avec ton père. J’adore t’apprendre à cuisiner. J’adore faire la folle avec toi et danser. J’adore tes élans de câlins. J’adore toujours autant tes joues pour les couvrir de bisous. Et je t’adore de plus en plus de jour en jour.

Petit bébé qui joue au rugby

Depuis l’année dernière, nous avons déménagé et tu as accepté ta nouvelle chambre avec une facilité déconcertante. Je suis encore nostalgique de ta première chambre, car elle était ta chambre de bébé. Mais toi, tu t’es accommodé de ta nouvelle vie sans soucis. Tu as été une bouffée d’oxygène dans tous ces changements qui ont eu lieu. J’espère que cela présage d’un bon caractère, qui s’adaptera en toutes circonstances. En tout cas, c’est ce que nous essayons de t’inculquer avec ton père et j’espère que tu continueras à aller dans ce sens.

 

Tu as soufflé ta deuxième bougie avec tellement de bonheur. C’est une étrange sensation, celle de te voir grandir et de parfois oublier que tu as été bébé. J’ai hâte de te découvrir et te redécouvrir chaque jour. J’ai hâte de découvrir le petit garçon que tu es en train de devenir. Dans le même temps, je suis nostalgique du bébé que tu étais et j’ai plaisir à te voir grandir, découvrir le monde qui t’entoure. Tu apprends tellement tous les jours. Tu dis des nouveaux mots. Nous sommes étonnés chaque jour de t’entendre dire des nouveaux mots, sans que nous ayons eu besoin de te les apprendre.

Il y a eu tant de découvertes, depuis un an. D’abord culinaire, car la palette des saveurs que tu as pu percevoir s’est étoffée petit à petit. Quel bonheur de te faire partager ces nouvelles sensations, même si tu sais déjà ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. Un de tes premiers mots après maman, papa et ballon, fût « gaco ». Cela prouve à tel point tu aimes manger, tu es gourmand. Maintenant le « cocholat » est entré dans notre vocabulaire de famille et j’ai l’honneur de t’annoncer que tu as rajouté ce mot au dictionnaire familial.

 

Je suis de plus en plus sensible à ta gentillesse. Tu deviens câlin et je profite de ces petits instants parfois, voire même très souvent brefs. Je les prends toujours avec autant de douceur et de moments de répit dans la vie quotidienne qui peut parfois ne pas être facile. Il se trouve que ton caractère, ne nous la rend pas facile non plus, tous les jours. Ce n’est pas toujours rose d’avoir un enfant. C’est un réel défi qui demande une entente entre les parents mais aussi beaucoup de patience, de diplomatie, et de négociation. De temps en temps, il nous arrive de perdre pied, de ne pas savoir comment faire. Même si élever un enfant et le voir grandir est un bonheur intense et indescriptible, c’est peut-être aussi la chose la plus compliquée à gérer dans sa vie privée.

Un enfant remet en cause l’équilibre personnel, l’équilibre d’un couple et recentre les priorités vers lui. Il ne faut pas se voiler la face et avouer qu’il y a des moments de doutes et de difficultés qui se dissipent grâce à ton sourire, grâce à tes fous rires…

Papa et bébébulle que un paddle

 

De cette année, je retiens les premières fois comme la première ballade en draisienne, le premier moment sur le pot, le premier plat cuisiné ensemble, ta première semaine chez tes grands-parents, la première fois que je t’ai laissé chez Betty (ta nounou), la première fois que nous t’avons amené à la ferme, la première fois que nous sommes allés à Barcelone ensemble, la première fois que tu m’as dit « ze t’aime », la première grosse bosse que tu as eu sur la tête, la première fois où tu as dit : « oh i a maqué » en parlant d’un joueur de rugby qui a marqué un essai, la première fois que tu as tenu de la neige dans ta main. De cette deuxième année, je retiens aussi les mots que tu n’as de cesse de répéter : « baon uby, vélo, papa uby, à modeler, maman, acrapper, boture, soupe, doudou vert, doudou, tutu, bé chien, lapin, nune, étoiles, papa noël, bobo, cadeau, tombé»… Depuis toutes ces répétitions, il y a tant d’autres mots que tu dis et parfois j’aimerais tous les ancrer dans ma mémoire, mais je ne les retiens pas toujours. Cela me permet de m’étonner encore et encore de te découvrir jour après jour avec plaisir et bonheur. C’est le mot que je retiendrais de cette deuxième année, le bonheur de se plonger dans l’innocence de l’enfance, de redécouvrir les plaisirs simples de la vie à travers tes yeux d’enfant, de se recentrer sur nous trois quand il y a besoin et de se retrouver ensemble dans notre cocon à trois qui nous fait tant de bien.

Peut-être un jour, un autre être viendra rejoindre ce cercle et j’avoue que parfois je m’octroie l’idée de t’imaginer en grand-frère protecteur, prévenant et si gentil. Une chose est sûre, c’est que de cette année supplémentaire et ce que je te souhaite, c’est de garder ta gentillesse dont ton regard rayonne. Mon bébé qui devient grand et dont je suis fière, continues sur le chemin qui est le tien, nous serons là pour te retenir ou te tenir ou t’aider pour trouver la meilleure des voies.

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