Lettre à mon fils pour ses trois ans… et pour ses quatre ans !

Lettre à mon fils pour ses trois et ses quatre ans

Lettre à mon fils pour ses trois ans…

Mai 2019

Il y a presque deux mois que j’aurais dû m’atteler à cet exercice… seulement les aléas de la vie et les occupations sont nombreuses ces derniers temps. De plus, nous venons de te récupérer après une semaine de vacances chez tes grands-parents et nous avons l’impression que tu as énormément grandi…

Que le temps passe vite… Quand je regarde derrière moi et que je me dis que trois ans se sont écoulés, je m’en rends difficilement compte. Je te vois me parler, me tenir des conversations et me demander à longueur de journée « et pourquoi ? », « pourquoi ? », « ah et pourquoi ? ». Le temps passe tellement vite, il y a presque un an nous apprenions que tu allais rentrer à l’école. Quand je te regarde, je vois le petit garçon que tu es en train de devenir et je ressens un ascenseur émotionnel inexplicable.

Cette année était l’année de l’affirmation si je puis la résumer en un mot. Le petit monsieur rend compte d’un caractère bien précis et qui s’affirme tous les jours. Comme dans la vie de chaque parent et de chaque famille, il y a des périodes plus difficiles que d’autres. Mais ce que je retiens le plus vivement c’est que même encore on peut voir ton évolution et ta mémoire fulgurante. 

Lettre à mon fils - trottinette

Un soir alors que nous rentrions de manger chez des amis, vers 0h00, nous passions dans une rue dans laquelle tu vas rarement et tout d’un coup on entend : « ah, tu vois, c’est là, le cinéma ». Nous y étions allés seulement une fois. 

Depuis tout petit, ton côté clown nous charme. Maintenant, nous en sommes certains, nous t’inscrirons au théâtre plus tard. Tu as tendance à nous faire des têtes « comiques » ou alors nous « faire du cinéma » comme on dit si bien. Cela nous provoque de belles crises de rire, et apparemment cela ne fait pas rire que nous. Le directeur de ton école m’a avoué que tu le faisais rire… même si c’est corrélé avec le fait que tu n’es parfois, voire souvent pas tu n’es très sage à l’école. 

Octobre 2019

Je reprends cette lettre plusieurs mois après avoir commencé ses débuts … Je me suis laissée embarquée par les obligations de la vie. 

Pour en revenir à ma lettre, tu nous a encore surpris jusqu’à tes trois ans. Tu réalisais tes dessins préférés : des ballons de rugby et tu as profité de chaque jour que la vie te donnait. En effet, chez Betty, ton assistante maternelle, tu as pris tout ce qu’elle avait à t’apprendre. Toujours prêt pour découvrir de nouvelle chose, c’est un plaisir de te faire partager de nouvelles choses ou de t’amener dans tes endroits préférés ou dans de nouveaux lieux. 

Nous avons profité de cette avenante adaptation à chaque situation, pour réaliser ton premier voyage en avion. Lorsque tu avais 7 mois nous sommes partis en Italie mais cette fois-ci, nous avons choisi de partir en avion. 

Ce fût de belles vacances, nous avons profité des Cinq Terres et de la « dolce vita » italienne. Mais ces vacances nous ont surtout conforté dans les choix que nous avions fait pour toi auparavant. Tu t’es parfaitement adapté au voyage – train, avion, chaleur, horaires un peu décalées – mais surtout tu as été adorable. Depuis toujours, nous avons fait en sorte que tu suives partout et que tu dormes partout. Il a parfois fallu que nous nous adaptions à notre tour ou que nous insistions, mais cela t’as réussi car lors de ce voyage, tu as encore fait la sieste dans la poussette comme quand tu étais bébé, n’importe où que l’on soit. En tous les cas, même si parfois cela demande des efforts de ton côté et de notre côté, nous avons tout de même conscience que c’est plus ou moins facile en fonction du caractère de l’enfant. Pour nous, c’était vraiment un plaisir de profiter de toi dans les bons moments et de te voir profiter de ce temps avec nous. C’est d’ailleurs une constatation que nous avons faite, tu as pris en aisance cette semaine-là. Le simple fait de se retrouver, tous les trois ensemble, t’a été très profitable… Tu as évolué à une vitesse folle tant dans ton langage que dans ton comportement. C’est un peu avant cette semaine de vacances que tu as commencé à être propre et il n’y a pas eu « d’accidents » cette semaine-là. 

Ensuite l’été a filé et la rentrée à l’école est arrivée. Je me souviens encore ta première tenue, et comme tu étais fier d’y aller le premier jour. Tout s’est très bien passé… à l’école certes, mais à la maison ce fût une autre histoire. Nécessairement toutes ces émotions retenues pendant la journée devaient se relâcher le soir venu. D’autant plus que le premier soir, papa n’était pas avec nous de toute la semaine et il est rentré le soir de ton premier jour. Un trop plein d’émotions, difficile, à gérer qui s’est installé tous les autres soirs de la semaine, puis un soir sur deux, nous avions droit à des crises qui pouvaient durer plusieurs minutes… Un trop plein d’adaptabilité sans doute. Nous avons fait appel à une kinésiologue pour soigner tes maux, mais aussi tes mots et l’indicible. Ton hypersensibilité et ta manière de t’adapter aux gens et aux situations sont parfois trop compliquées pour toi à gérer, et ce encore maintenant, mais la kinésiologue a su nous donner des clés et même soulager tes angoisses. 

Lettre à mon fils pour ses trois ans

Ton année à l’école s’est bien déroulée et les appréciations de ton enseignant nous ont conforté dans notre choix de t’avoir inscrit à l’école dès tes deux ans et demi. Tu as bien profité de l’école même si ton excitation prend parfois le dessus. Malgré cela, l’image que tu laisses de toi est positive. Tu restes un petit garçon qui a besoin de se dépenser et nous avons compris cela dès ton plus jeune âge. C’est pourquoi nous profitons de te faire sortir dès que possible, courir, se promener, faire une activité qui te défoule… Tu sais te concentrer quand il le faut mais ensuite, il faut sortir toutes les choses vécues au calme.

Lettre à mon fils pour ses quatre ans 

Février 2020

Une fois n’est pas coutume, je vais faire deux lettres en une… Le temps est passé tellement vite ces derniers mois que je n’ai pas eu le temps de publier les deux chapitres précédents. Le problème étant que maintenant tu vas avoir quatre ans le mois prochain. Cette année est passée à une vitesse folle et j’ai du mal à réaliser que tu vas avoir cet âge-là. Mon bébé est devenu un petit garçon, qui s’exprime parfaitement bien. Tu es relativement autonome, nous tendons vers cela en tout cas, et cela nous rend particulièrement fiers de toi. Il y a eu quelques épisodes compliqués de nouveau cette année, mais c’est normal, il y a eu beaucoup de changements pour toi. 

Nous avons tout d’abord déménagé et tu as dû prendre de nouveaux repères, dans une nouvelle chambre. Tu as donc passé plus d’une semaine chez tes grands-parents, loin de nous et cela a dû être un bouleversement assez fort pour toi même si nous t’avions préparé psychologiquement au préalable. Par ailleurs, tu venais d’apprendre une belle nouvelle qui là aussi, a sans doute perturbé ton for intérieur. Au mois de juin, tu as  appris au détour d’une indiscrétion, que tu allais avoir un petit frère ou une petite sœur. 

Mon fils en pyjama

L’été s’est passé sans tracas, nous avons profité d’une petite semaine à la campagne pour se ressourcer et se reposer, j’étais très fatiguée. J’avais oublié à quel point la fabrication d’un petit être humain pouvait épuiser la future maman… Puis la rentrée est arrivée et nous avons repris le cours de la vie. Là encore la rentrée à l’école s’est avérée comme un nouveau passage difficile, non pas vraiment à l’école mais plus à la maison. 

Nous avons revu, la kinésiologue mais nous avons également fait un long travail sur tes émotions et tes ressentis. Loin d’être parfaite, cette approche nous permet aujourd’hui de désamorcer les crises. Cependant, il en a certaines qui nous échappent encore… et cela nous désarçonne tellement tu peux être tout le contraire : gentil, aidant, intelligent, aimant, calme, serein et sûr de toi. Nous essayons de nous montrer compréhensifs mais parfois il reste difficile de pouvoir t’aider. Et c’est parfois le cœur rempli de tristesse que nous faisons le constat du chemin qui nous reste à faire sur le parcours de tes émotions.  Nous lisons et nous renseignons beaucoup sur le sujet pour pouvoir t’aider à vivre ton hypersensibilité de la meilleure des manières. 

Par ailleurs, tu continues de nous étonner toujours autant par ta curiosité et tes connaissances. Ton langage se développe également ce qui nous permet parfois de rire : le patinage pour toi se réalise sur une « glacière », certaines choses sont « extionelles », et les rares fois où tu as le droit de manger du nutella tu souhaites du « moutelle ». 

A l’école tu continues sur ta lancée du joyeux chérubin qui parfois n’en fait qu’à sa tête mais après une certaine prise de conscience je sais que tu peux parfois faire des activités de grands et te concentrer sur des choses qui te passionnent. La dernière en date les planètes… dès que tu vois quelque chose de rond, tu penses désormais aux planètes ! 

En un an, il y a eu encore pleins de premières fois : faire du ski, assister à un spectacle, profiter des bains d’eaux chaudes, participer aux anniversaires des camarades de classe, passer les mercredis à la maison, développer ta motricité à rugby tots, prendre des cours de théâtre, aller chercher des champignons, partir en randonnée avec papa, dormir dans un lit de grand, faire du vélo sans petites roues ; autant de nouvelles choses que tu es content de vivre.

Mon fils en vélo - blablabulles-blog

Et puis, il y a cette petite sœur qui va pointer le bout de son nez très prochainement d’ici quelques jours ou quelques semaines. Tu es très heureux de l’attendre, et tu as participé à préparer son arrivée pour aménager sa chambre ou alors choisir quelques petits habits. Tu vas être un grand frère formidable et aimant, nous en sommes certains. Nous ferons au mieux pour t’accompagner dans cette nouvelle position. Certains que cela risque de te perturber à certains moments nous ferons de notre mieux. C’est un pas vers l’inconnu pour nous aussi et nous espérons que cette nouvelle étape se passe en douceur.  Nous allons l’accueillir comme nous avons fait pour toi et apprendre encore et encore notre rôle de parents et faire du mieux que nous pouvons chaque jour qui passe. Je te souhaite de continuer sur cette belle lancée car malgré les difficultés, nous sommes toujours très fiers de toi et nous t’aimons très fort !

Lettre à mon fils pour ses 4 ans